L’hypnose ericksonienne est souvent mal connue, souvent mal imaginée. Le mot « hypnose » déclenche rarement la neutralité — et pourtant, cette approche n’a presque rien à voir avec ce que la plupart des gens projettent dessus.
Pour les uns, c’est la promesse d’un accès direct à l’inconscient. Pour les autres, l’image d’un pendule et d’un homme qui commande. Pour d’autres encore, quelque chose de vaguement mystique dont on ne sait trop quoi penser.
Or, ces confusions ont une histoire. Elles ont aussi un coût : celui d’éloigner des gens d’une approche qui pourrait vraiment les aider.
L’hypnose ericksonienne, c’est autre chose. Voici ce que c’est — et ce que ce n’est pas. Pour découvrir mon accompagnement en hypnose ericksonienne, c’est par ici.
L’hypnose ericksonienne : une brève histoire
Milton Erickson était médecin psychiatre américain. Né en 1901, atteint de poliomyélite à deux reprises, il développa au cours de sa vie une sensibilité particulière aux phénomènes inconscients et aux ressources insoupçonnées des patients.
Ainsi, il rompit avec l’hypnose classique — directive, autoritaire, standardisée — pour développer une approche radicalement différente : indirecte, adaptée à chaque personne, respectueuse de sa résistance.
Son postulat fondamental :
Chaque personne possède en elle les ressources nécessaires à son changement. Le rôle du thérapeute est de l’aider à y accéder.
C’est cette philosophie qui distingue l’hypnose ericksonienne de toutes les formes d’hypnose spectacle ou de manipulation.
Ce que cette approche est vraiment
L’hypnose ericksonienne est une psychothérapie qui utilise un état modifié de conscience pour faciliter un travail thérapeutique profond.
Cet état — souvent appelé état hypnotique ou transe éricksonienne — n’est pas le sommeil. Ce n’est pas non plus l’état de veille ordinaire. C’est quelque chose entre les deux : une forme de concentration intérieure profonde dans laquelle l’attention se tourne vers le dedans plutôt que vers le dehors.
En conséquence, la partie critique du mental relâche un peu sa garde. Les suggestions thérapeutiques atteignent des couches plus profondes. Des changements deviennent possibles qui ne l’étaient pas en état de conscience ordinaire.
Ce qu’elle n’est pas
C’est précisément ici que la confusion est la plus grande.
L’hypnose ericksonienne n’est pas :
- une perte de conscience ou de contrôle
- un état dans lequel vous feriez “n’importe quoi” sur commande
- une forme de manipulation ou de domination
- réservée aux personnes « facilement influenables »
- un outil de développement personnel de surface
En réalité, vous restez pleinement vous-même pendant une séance. Vous entendez, vous ressentez, vous pouvez interrompre à tout moment. L’hypnose ne marche que dans la direction que vous autorisez.
Pour quelles problématiques utilise-t-on l’hypnose ericksonienne ?
L’hypnose ericksonienne est polyvalente. Elle est utilisée pour :
- les phobies et peurs irrationnelles
- l’anxiété et le stress chronique
- l’arrêt du tabac et d’autres dépendances comportementales
- les troubles du sommeil
- les douleurs chroniques et la gestion de la douleur
- le travail sur l’estime de soi et la confiance
- les traumatismes et les mémoires émotionnelles encombrantes
- la préparation à des événements importants (chirurgie, accouchement, prise de parole)
Comment se déroule une séance ?
Contrairement à d’autres approches, il n’y a pas de protocole unique. C’est précisément ce qui caractérise l’approche ericksonienne : elle s’adapte à la personne, pas l’inverse.
En général, une séance commence par un temps d’échange. On parle de ce qui amène, de ce que l’on cherche, de ce que l’on ressent. Ce temps est déjà thérapeutique en lui-même.
Ensuite vient l’induction hypnotique : une invitation progressive à se déposer, à se tourner vers l’intérieur. Pas une directive. Pas un commandement. Une guidance douce.
Le travail se fait ensuite à travers des images, des métaphores, des suggestions adaptées à la problématique de la personne. Il se conclut par un retour progressif à l’état ordinaire, souvent suivi d’un temps d’échange sur ce qui a été vécu.
En général, les gens décrivent une séance comme profondément reposante et étrangement vivante à la fois. Quelque chose s’est passé. Souvent difficile à mettre en mots. Mais réel.
Avant tout, une affaire de confiance
En définitive, plus que la technique, c’est la relation thérapeutique qui fait la différence. L’hypnose ericksonienne ne fonctionne bien que dans un cadre de confiance, de sécurité et de respect.
Un bon thérapeute ericksonien ne “fait pas à la place”. Il accompagne la personne vers ce qu’elle sait déjà — mais n’a pas encore pu atteindre seule.
Si vous êtes curieux·se, dubitatif·ve, ou tout simplement en recherche d’une approche différente, une première séance exploratoire peut suffire à vous donner une idée concrète de ce que c’est.

