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13 Fév, 2024

Le photolangage en thérapie : quand les images disent ce que les mots ne peuvent pas

Si tu veux tester une méthode de coaching différente et originale : vient te faire accompagner avec des cartes de photolangage

Le photolangage, c’est un outil thérapeutique qui part d’une idée simple : certaines choses, on ne sait pas les dire avec des mots. Mais on sait les reconnaître dans une image.

En séance, je pose sur la table un jeu de cartes photographiques (les cartes Points of You, entre autres) représentant des paysages, des visages, des situations, des objets. Je te demande d’en choisir une ou plusieurs selon une consigne précise : « Quelle image représente comment tu te sens en ce moment ? » ou « Quelle carte évoque ce que tu traverses dans ta relation ? »

Ce que tu choisis, et surtout ce que tu en dis, en révèle souvent beaucoup plus que tu ne l’anticipais. Si tu n’as jamais consulté, voilà ce qui retarde souvent le premier pas.

Pourquoi passer par les images

La parole directe a ses limites. Quand on est dans un moment difficile, les mots sont parfois trop chargés, trop proches, trop exposants. L’image crée une distance utile : on parle de la photo, pas directement de soi. C’est une porte d’entrée parmi d’autres dans le travail psycho-corporel, qui cherche lui aussi ce que les mots n’atteignent pas. Et pourtant, c’est bien de soi qu’on parle.

Ce mécanisme, les psychologues l’appellent la projection. En choisissant une image, on y projette quelque chose de soi qu’on n’aurait pas formulé spontanément. La carte devient un intermédiaire qui rend la parole plus accessible.

Ça fonctionne aussi bien pour les personnes qui verbalisent facilement (ça ouvre des angles inattendus) que pour celles qui ont du mal à nommer ce qu’elles ressentent (ça leur donne un point d’appui concret).

Ce que ça permet en thérapie individuelle

En suivi individuel, le photolangage peut débloquer des séances qui tournent en rond. Quand les mots ne viennent pas, ou quand on tourne autour du même point sans arriver à y entrer, choisir une image rebranche souvent sur quelque chose de plus intuitif, plus corporel.

J’utilise cet outil pour explorer des émotions difficiles à nommer, pour faire le point à un moment de la vie où plusieurs choses se superposent, ou pour travailler sur des relations passées (avec un parent, un ex, une figure d’autorité) sans avoir à tout raconter dans le détail.

Ce n’est pas un test projectif au sens psychologique du terme : il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse. Ce qui compte, c’est ce que tu vois, et ce que ça fait résonner en toi.

Ce que ça change en thérapie de couple

En séance de couple, le photolangage a une fonction particulièrement utile : il permet d’exprimer des choses difficiles sans que ça parte en confrontation.

Chacun choisit une image de son côté, puis la présente à l’autre. L’exercice crée un espace de parole où l’on écoute vraiment, parce qu’on ne défend pas une position : on découvre ce que l’autre a vu dans une photo, et pourquoi.

« J’ai choisi cette image parce qu’elle me donne l’impression d’être au bord du vide depuis six mois. » C’est une phrase qui ne déclenche pas les mêmes réactions défensives que « je me sens seul depuis six mois ». L’image absorbe une partie de la charge émotionnelle et rend la communication possible là où elle était bloquée.

Comment ça s’intègre dans l’accompagnement

Je n’utilise pas le photolangage à chaque séance, et je ne l’impose pas. C’est un outil parmi d’autres que je mobilise quand il peut être utile : quand quelqu’un est bloqué dans la parole, quand une séance a besoin d’un point d’entrée différent, ou quand on travaille sur quelque chose de difficile à aborder de face.

Il s’intègre naturellement dans un travail plus global. Une image choisie en début de séance peut nourrir toute la conversation qui suit. Parfois, c’est en fin de séance qu’on s’en sert pour faire le point : « Quelle carte représente où tu en es maintenant par rapport à où tu étais il y a une heure ? »

Je travaille en cabinet à Challans, en Vendée, et aussi en visio. Le photolangage fonctionne très bien à distance : les cartes peuvent être montrées à l’écran, et la dynamique de l’exercice reste entière.

Je suis psychopraticien, pas psychologue au sens de l’ARS. Pas de remboursement Sécu, mais certaines mutuelles couvrent une partie des séances.

Un homme qui tient un journal dans la main gauche et une tasse fumante dans la main droite. le blog d'harmonia vitae

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