Les fêtes arrivent, et avec elles une promesse implicite : les tensions vont se suspendre, les problèmes vont attendre, la famille va se retrouver. C’est le mythe du temps suspendu. Et pour beaucoup de gens, il s’effondre dès le premier repas. Ce n’est pas rare que ça débouche sur une rupture en janvier.
Ce que le ralentissement fait remonter
Dans la vie ordinaire, l’agitation fonctionne comme un écran. Les réunions, les trajets, les tâches : tant que ça bouge, on n’a pas vraiment à se retrouver face à soi. Les fêtes cassent ce rythme. Et ce que le bruit couvrait pendant onze mois remonte à la surface.
C’est pour ça que certaines personnes vivent les fêtes comme une période difficile même quand « tout va bien ». Ce n’est pas ingratitude ou mauvaise volonté. C’est que le silence fait son travail.
Les tensions familiales non résolues reprennent exactement là où elles s’étaient arrêtées. Le couple en crise qui n’a pas eu le temps de parler va se retrouver forcé d’habiter le même espace pendant plusieurs jours. La solitude, quand elle est là, est plus visible quand tout le monde célèbre.
La culpabilité de ne pas aller bien pendant les fêtes
Il y a une pression particulière sur cette période. Les fêtes sont censées être joyeuses. La famille est censée être un réconfort. Les retrouvailles sont censées faire du bien.
Quand ce n’est pas le cas, beaucoup de personnes se retrouvent à gérer deux choses en même temps : leur mal-être réel, et la honte de l’avoir. « Je n’ai aucune raison de ne pas aller bien. » Si. On en a toujours une.
Cette culpabilité est souvent plus épuisante que la difficulté elle-même. Elle ajoute une couche d’isolement : on fait semblant d’aller bien parce qu’on se sent ilgitime à ne pas aller bien. Et ça ferme les possibilités de parler, d’appeler quelqu’un, ou simplement de reconnâitre ce qui est là.
Ce qui peut changer
Traverser les fêtes difficiles seul, c’est possible. Mais ce n’est pas une raison de ne pas chercher un appui.
Un travail thérapeutique en amont des fêtes permet souvent de repérer ce qui va se rejouer, d’anticiper les dynamiques familiales qui font mal, et d’avoir des ressources pour y faire face autrement qu’à coup de contrôle ou de fuite. Pas pour rendre les fêtes parfaites. Pour ne pas en sortir vidé.
Et parfois, une séance pendant la période elle-même, c’est exactement ce dont on a besoin : un espace où poser ce qu’on ne peut pas dire ailleurs.
Je reçois en cabinet à Challans, en Vendée, et en visio. La visio est souvent la formule la plus pratique pendant les périodes de vacances, quand les déplacements sont compliqués.
Je suis psychopraticien, pas psychologue au sens de l’ARS. Pas de remboursement Sécu, mais certaines mutuelles couvrent une partie des séances.

