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10 Juin, 2025

Difficulté à prendre rendez-vous en thérapie : pourquoi ce premier pas est souvent le plus dur

Personne hésitant à utiliser son téléphone pour prendre rendez-vous en thérapie, illustrant la difficulté du premier pas.

Prendre rendez-vous en thérapie, c’est simple en apparence. Un appel, un message, une date.
Et pourtant, pour beaucoup de personnes, c’est un pas immense. Un pas vers soi. Vers ce qu’on ne veut plus fuir. Vers ce qu’on commence, enfin, à reconnaître.

Et c’est là que commence la vraie difficulté à prendre rendez-vous en thérapie :
Ce n’est pas une question logistique. C’est une question de franchissement intérieur.

Il n’y a pas une seule bonne façon de prendre rendez-vous

Chaque personne arrive différemment. Et chacune porte son propre mouvement, sa propre histoire.

D’abord, il y a ceux qui appellent d’un coup, déterminés.
Ils savent qu’ils ont besoin d’aide. Ils ne savent pas toujours quoi dire, mais ils sont là. La décision est déjà prise à l’intérieur. Ce n’est pas qu’ils vont bien : c’est qu’ils sont prêts à ne plus faire semblant.

Ensuite, il y a ceux qui ont besoin de parler un peu.
Ils appellent pour s’assurer que « ce ne sera pas trop bizarre ». Pour entendre une voix humaine. Pour se rassurer.
Ce premier échange est parfois le véritable début de la thérapie, bien avant la séance elle-même.

Il y a aussi ceux qui viennent parce qu’on leur a dit de venir.
Conjoint.e, médecin, parent, ami… L’injonction est là, mais l’envie, pas toujours.
Et pourtant, souvent, quelque chose se passe. Ce rendez-vous imposé devient un espace de vérité.

Enfin, il y a ceux qui analysent tout.
Ils comparent, lisent, attendent. Ils veulent choisir « le bon thérapeute ». Derrière cette recherche se cache souvent une peur d’être mal accueilli, mal compris, malmené. Une peur d’être vu, tout simplement.

Pourquoi cette difficulté à prendre rendez-vous en thérapie est légitime ?

Parce que demander de l’aide, ce n’est pas neutre.
C’est accepter de dire : Je ne peux plus tout porter seul(e).
Et dans un monde qui valorise la maîtrise, l’indépendance et la performance, ce geste est révolutionnaire.

Par ailleurs, la thérapie reste floue pour beaucoup.
On ne sait pas exactement ce qu’on va y faire. On ne sait pas si on va devoir « tout raconter », si on va pleurer, ou s’effondrer, ou ne rien ressentir.
Et cette incertitude nourrit l’hésitation.

Pourtant, il n’y a rien à réussir dans une première séance. Juste à venir.

Quand on prend rendez-vous, on se choisit

Ce que je constate, c’est que le premier rendez-vous est souvent l’acte le plus puissant.
Pas la première parole. Pas la première prise de conscience.
Mais le fait de venir. D’oser. De se choisir, un peu.

C’est un tournant silencieux mais fort :

  • On cesse de s’adapter à tout le monde
  • On s’autorise à avoir besoin
  • On accepte qu’on ne s’en sortira pas uniquement avec la tête ou avec le contrôle

Ce moment mérite d’être nommé. Et reconnu comme un véritable acte de transformation.

Et si vous n’êtes pas encore prêt ? Ce n’est pas grave.

Parfois, il faut du temps.
Du temps pour sentir que ce n’est pas une faiblesse de demander.
Ou bien Du temps pour que la peur recule un peu.
Même encore du temps pour que le besoin devienne plus fort que la résistance.

Si vous êtes dans ce moment d’entre-deux, c’est déjà un commencement.
Et si vous voulez commencer par un appel, un message, une question, c’est possible.

Le rendez-vous ne commence pas toujours sur le calendrier. Il commence souvent dans l’élan de se mettre en mouvement.

Prêt.e (ou pas tout à fait) à faire ce pas ?

Que vous soyez décidé.e, hésitant.e, ou simplement curieux.se, je vous accueille là où vous en êtes.
Sans attente. Sans évaluation. Sans exigence de résultat.
Prenez rendez-vous. Ou commencez par un échange.

Ce premier pas est souvent le plus courageux. Et parfois, le plus libérateur.

Un homme qui tient un journal dans la main gauche et une tasse fumante dans la main droite. le blog d'harmonia vitae

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