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8 Juil, 2025

L’enfant intérieur : ce que ce travail permet vraiment en thérapie

Femme adulte se regardant dans un miroir, face à l’image de son enfant intérieur

L’enfant intérieur, c’est un concept qu’on croise partout. Et comme tout ce qui circule trop, il a fini par sonner creux. Pourtant, derrière le mot, il y a quelque chose de précis. Quelque chose qui se travaille vraiment en séance.

Ce qu’on entend par « enfant intérieur »

Ce n’est pas une métaphore pompéeuse. C’est une façon de désigner une partie de toi qui s’est construite dans l’enfance et qui continue d’agir dans ta vie d’adulte : tes réactions de peur ou de colère disproportionnées, tes bésoins affectifs qui n’ont pas été comblés, tes façons de te protéger qui avaient du sens à six ans mais qui te bloquent à quarante.

Quand quelqu’un dit « je ne comprends pas pourquoi je réagis comme ça », ou « je sais que c’est irrationnel mais je n’arrive pas à m’en empêcher », c’est souvent là que l’enfant intérieur parle. Pas la personne adulte, mais la partie d’elle qui s’est figée à un moment où elle avait besoin de quelque chose qu’elle n’a pas eu.

Pourquoi ce travail se fait en thérapie, pas en solo

Les exercices d’introspection peuvent ouvrir une porte. Mais rencontrer vraiment son enfant intérieur, ça demande plus que cinq minutes les yeux fermés sur un transat.

Ce qui se joue dans cet espace, c’est souvent de la douleur ancienne. Des choses qu’on n’a pas eu le droit de ressentir à l’époque parce que c’est était trop grand, ou parce que personne n’était là pour les accueillir. Y aller seul peut rouvrir quelque chose sans être en mesure de l’accéder vraiment.

En séance, ce qui change, c’est la présence d’un tiers. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles les blessures d’abandon se travaillent mieux en accompagnement qu’en solo. : quelqu’un qui peut tenir l’espace, ralentir quand ça va trop vite, et aider à traverser ce qui remonte sans être submergé.

Ce que ce travail permet concrètement

Recontacter son enfant intérieur, c’est comprendre d’où viennent certaines dynamiques : pourquoi tu t’effaces dans les conflits, pourquoi tu as du mal à recevoir de l’affection, pourquoi tu te sur-adaptes aux autres au point d’oublier ce que tu veux toi.

Ce n’est pas de la régression. C’est du déblayage. On identifie des schémas qui se rejouent dans la vie adulte, on comprend leur logique originelle, et on apprend à les traverser autrement. C’est aussi à ce moment qu’on comprend pourquoi ce qui change en séance ne change pas toujours dehors. Pas à les effacer, mais à ne plus en être prisonnier.

J’utilise parfois l’hypnose ericksonienne dans ce travail. Elle permet d’accéder à des images, des sensations, des mémoires que la pensée consciente laisse difficiles à atteindre. C’est un outil parmi d’autres, pas une baguette magique.

À qui ça s’adresse

Pas besoin d’avoir vécu une enfance catastrophique. Ce travail touche tout le monde, parce que tout le monde a des zones de l’enfance qui n’ont pas été vraiment intégrées. La honte, la peur d’être trop, le sentiment de ne pas mériter : ce sont des choses qui se construisent tôt et qui persistent longtemps si on ne les regarde pas.

Je reçois en cabinet à Challans, en Vendée, et en visio. Ce type de travail fonctionne dans les deux formats, même s’il demande parfois un peu plus de temps pour installer la sécurité nécessaire à distance.

Je suis psychopraticien, pas psychologue au sens de l’ARS. Pas de remboursement Sécu, mais certaines mutuelles couvrent une partie des séances.

Un homme qui tient un journal dans la main gauche et une tasse fumante dans la main droite. le blog d'harmonia vitae

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