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18 Sep, 2026

Reprendre une thérapie en septembre, pas en janvier

Femme lisant un livre a la lumiere d automne, sereine, reprise de therapie en septembre

Tu as déjà fait de la thérapie. Tu sais à quoi ça ressemble. Tu connais ce sentiment d’une séance qui décoince quelque chose, ou d’un silence avec le thérapeute qui en dit plus que dix minutes de discours. Et puis tu as arrêté, pour une raison ou une autre.

L’été, c’est souvent là que ça se passe. On souffle, on sort, on voit du monde. On se dit qu’on va mieux et c’est vrai. Mais septembre est revenu. Et une petite voix, quelque part, se demande si ce serait le moment de reprendre.

Cette page est pour toi.

Ce qui se passe quand on arrête

On n’arrête pas une thérapie par paresse ou par manque de sérieux. On arrête parce qu’on a atteint quelque chose, parce que la vie a repris de la place, parce que les séances avaient moins d’intensité. C’est souvent le signe que le travail a fonctionné, au moins en partie.

Mais il y a une réalité que personne ne dit vraiment : s’arrêter crée une forme d’inertie. Ce n’est pas négatif. C’est juste que le mouvement intérieur, lui, ne s’arrête pas forcément avec les rendez-vous. Des choses continuent de bouger, de se déposer, de se cristalliser. Et parfois, quelques mois plus tard, on réalise qu’il reste un fond de quelque chose, pas urgente, pas paralysant, mais là.

La question n’est pas de savoir si tu aurais dû continuer. Et si tu ne sais pas encore vers qui aller, ce qui retarde le premier pas vaut la peine d’être regardé. La question c’est ce que tu veux maintenant.

Pourquoi septembre et pas janvier

Janvier est le mois des résolutions qu’on prend sous pression. Le 1er janvier, on est tous fatigués des fêtes, un peu coupables des excès, et on se jure de faire quelque chose. Ce contexte-là produit des démarrages fragiles. Trois semaines plus tard, il fait froid, gris, et le cabinet n’est plus aussi prioritaire.

Septembre, c’est différent. L’énergie est réelle. Pas artificielle. Il y a quelque chose dans ce mois qui ressemble à un vrai départ plutôt qu’à une obligation. Les agendas se reposent, les habitudes se reforment, et psychologiquement on est dans un mode je reprends quelque chose que j’avais laissé.

Le cerveau fonctionne mieux avec des ancres temporelles naturelles. Si l’été t’a convaincu de faire une pause, cet article dit ce que cette pause t’a vraiment coûté. La rentrée en est une. Elle existe dans ta vie depuis que tu as six ans. Tu peux t’en servir.

Et puis il y a une chose concrète : si tu attends octobre pour voir, tu attends novembre, puis les fêtes arrivent, et tu repousses à janvier. Ça fait quatre mois pendant lesquels tu remets à plus tard quelque chose que tu sais, au fond, que tu veux faire.

Reprendre, ça ne veut pas dire repartir de zéro

C’est souvent le frein le plus fort. L’idée de devoir tout réexpliquer, de refaire le tour de son histoire, de se retrouver dans la position du débutant. Ce n’est pas ce qui se passe.

Ce que tu as travaillé, tu l’as. Ça ne disparaît pas parce que tu as pris de la distance. Ce que tu as compris sur toi, les patterns que tu as vus, les choses que tu as nommées, tout ça reste. Tu reprends là où tu en es, pas là où tu étais.

Concrètement : lors d’une première séance de reprise, on fait souvent un point rapide sur ce qui a changé depuis. Pas un bilan complet, pas une confession générale. Un repérage. Où j’en suis en ce moment, qu’est-ce qui m’a amené à reprendre, qu’est-ce que je veux travailler maintenant. Vingt minutes, et on est dans le vif.

Le travail thérapeutique, ça s’accumule. Ce n’est pas une ardoise qu’on efface à chaque interruption.

Je reçois au cabinet à Challans (Vendée) et je propose aussi des séances en visio, ce qui permet de travailler depuis chez soi pour ceux qui ne sont pas dans le secteur ou qui ont un planning serré.

Je suis psychopraticien, pas psychologue au sens de l’ARS. Pas de remboursement Sécu, mais certaines mutuelles couvrent une partie des séances.

Si tu es en train de lire ça, c’est probablement que la question de reprendre est déjà là. Septembre est un bon moment. Pas parce que c’est magique, mais parce que tu y penses maintenant.

Un homme qui tient un journal dans la main gauche et une tasse fumante dans la main droite. le blog d'harmonia vitae

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