Avant de prendre rendez-vous pour une séance d’hypnose, presque tout le monde se pose la même question. Est-ce que je vais perdre le contrôle ? Est-ce que je vais m’endormir ? Est-ce que je vais me souvenir de ce qui s’est dit ? Est-ce que ça va vraiment marcher sur moi ?
Ce sont des questions légitimes. Voici ce qui se passe concrètement.
Avant la séance : on parle
Une séance ne commence pas par « allongez-vous et regardez ce pendule ». Ça commence par une conversation. On parle de ce qui t’amène, de ce que tu veux travailler, de ce que tu as déjà essayé. Cette partie dure entre quinze et trente minutes.
C’est là que je comprends comment tu fonctionnes, ce qui te touche, ce qui résiste. Ce que j’apprends ici guide tout ce qui suit. L’hypnose est toujours personnalisée. Il n’y a pas de script standard qu’on applique à tout le monde.
L’induction : entrer dans l’état
L’induction, c’est le passage vers l’état hypnotique. Concrètement, tu es assis ou allongé dans un fauteuil confortable. Je guide ton attention avec la voix, vers des sensations physiques, des images, un rythme respiratoire. Rien de spectaculaire.
L’état hypnotique que tu atteins ressemble à ce que tu vis juste avant de t’endormir, ou à ces moments de concentration intense où le temps passe sans qu’on s’en aperçoive. Tu es conscient. Tu entends tout. Tu pourrais ouvrir les yeux et partir à n’importe quel moment. Personne ne prend le contrôle de toi.
Certaines personnes ressentent une lourdeur dans les membres, d’autres une légèreté. Certaines voient des images, d’autres non. Il n’y a pas de « bonne » façon de vivre l’état hypnotique. Ce qui compte, c’est que tu sois suffisamment détendu pour laisser le travail se faire.
Le travail en état hypnotique
C’est là que ça se passe. Selon ce sur quoi on travaille, on peut explorer une situation difficile sous un angle nouveau, accéder à une ressource que tu as du mal à mobiliser à l’état normal, modifier une réaction automatique, ou simplement laisser le système nerveux trouver un équilibre que le mental suractivité lui interdisait.
Je ne te dis pas ce que tu dois penser ou ressentir. Je guide l’attention, je propose des images ou des métaphores, et ton inconscient fait le reste. Ce qui émerge vient de toi, pas de moi.
Tu te souviendras de la majeure partie de ce qui s’est dit. Parfois certains passages sont flous au réveil, comme un rêve qui s’efface le matin. C’est normal et ça n’empêche pas le travail d’avoir eu lieu.
Le retour et l’après
La sortie de l’état hypnotique est progressive et douce. Quelques minutes pour reprendre pied, échanger sur ce qui s’est passé, noter ce qui a émergé. Certaines personnes sortent d’une séance avec une clarté immédiate. D’autres ont besoin de quelques jours pour que les effets se manifestent. Les deux sont normaux.
En fin de séance, selon les objectifs, je te donne souvent un outil d’autohypnose à pratiquer chez toi. Une technique de quelques minutes que tu peux utiliser seul pour continuer le travail entre les séances.
Ce que l’hypnose n’est pas
L’hypnose de scène, celle où le « sujet » fait des choses ridicules devant un public, n’a rien à voir avec ce que je pratique. Là-bas, on sélectionne des personnes très suggestibles qui jouent le jeu d’une performance sociale. En cabinet thérapeutique, l’objectif est exactement inverse : te rendre plus autonome, plus en contact avec tes propres ressources, moins dépendant des réactions automatiques qui te freinent.
Je ne peux pas te faire faire quelque chose contre ta volonté. Je ne peux pas extraire des secrets de ta mémoire. Je ne peux pas « reprogrammer » qui tu es. Ce que je peux faire, c’est t’aider à modifier ce que tu veux modifier, en utilisant la capacité naturelle de ton cerveau à se reconfigurer.
Je reçois en cabinet à Challans, en Vendée, et en visio. Si tu as encore des questions avant de prendre rendez-vous, tu peux me les poser par email ou directement lors du premier entretien.
Je suis psychopraticien, pas psychologue au sens de l’ARS. Pas de remboursement Sécu, mais certaines mutuelles couvrent une partie des séances.

