Les violences sexuelles laissent des traces qui ne se résorbent pas avec le temps seul. Elles s’installent dans le corps, dans les relations, dans la façon de se percevoir. Chercher un accompagnement, c’est souvent l’une des décisions les plus difficiles à prendre. Voilà ce qui retarde souvent ce premier pas. Et l’une des plus importantes.
Ce que le trauma fait au corps et à la mémoire
Les recherches sur le trauma, notamment les travaux de Bessel van der Kolk et de Peter Levine, ont montré quelque chose de précis : une expérience traumatique ne se stocke pas comme un souvenir ordinaire. Elle reste active dans le système nerveux, sous forme de réactions physiques, de flash-backs, d’hypervigilance, de dissociation ou au contraire d’engourdissement émotionnel.
C’est pourquoi parler seul ne suffit pas toujours. Le corps garde une mémoire que les mots n’atteignent pas forcément, et la guérison passe souvent par lui.
Comment se structure l’accompagnement
Tout accompagnement sérieux de trauma suit une logique en trois temps, même si ces phases ne sont pas toujours linéaires.
La stabilisation vient en premier. Avant de travailler sur les mémoires traumatiques, il faut construire des ressources : apprendre à se stabiliser quand une réaction envahit, établir un sentiment minimal de sécurité intérieure. Cette phase peut prendre du temps. Elle n’est pas secondaire.
Le travail sur les mémoires traumatiques vient ensuite, quand la personne est suffisamment ancrée pour pouvoir l’aborder sans être submergée. J’intègre dans cet espace la thérapie psycho-corporelle et, quand c’est adapté, l’hypnose ericksonienne. Ces approches permettent de travailler avec ce que le corps porte, à un rythme qui respecte ce que la personne peut traverser.
La reconstruction enfin. Reprendre place dans sa vie, dans ses relations, dans son rapport à soi. Ce travail se fait progressivement, au fil des séances.
Ce que cet accompagnement n’est pas
Ce n’est pas une thérapie qui demande de tout raconter. On avance à la mesure de ce que la personne peut porter. Rien n’est forcé, rien n’est imposé.
Ce n’est pas non plus une démarche réservée à celles et ceux qui ont déposé plainte, ou à qui ont vécu des faits « assez graves ». La souffrance ne se mesure pas. Si elle est là, elle mérite d’être prise en compte.
Se faire accompagner à Challans ou en visio
Je reçois en cabinet à Challans, en Vendée, et en visio. Pour ce type de suivi, les deux formats sont possibles. La visio permet parfois de commencer le travail depuis un espace où on se sent en sécurité, ce qui peut être important dans les premières étapes.
Une première séance, c’est avant tout un espace pour voir si le cadre convient et si le contact est possible. Aucune obligation d’aller plus loin si ce n’est pas le bon moment.
Je suis psychopraticien, pas psychologue au sens de l’ARS. Pas de remboursement Sécu, mais certaines mutuelles couvrent une partie des séances.

