Depuis quelques années, j’entends de plus en plus souvent la voix d’un homme au bout du fil. Entre étonnement et satisfaction. Parce que ça n’a pas toujours été le cas, et parce que quelque chose change.
Pourquoi les hommes hésitent encore à consulter
L’image de l’homme fort, celui qui règle ses problèmes seul, reste très présente. Beaucoup d’hommes pensent qu’ils doivent faire face sans aide, que ce soit au travail, en famille ou sur le plan personnel. Cette croyance les pousse à retarder, parfois indéfiniment, une démarche qui pourrait pourtant changer beaucoup de choses.
Consulter un thérapeute ne signifie pas qu’on n’y arrive pas. Si tu hésites encore, voilà ce qui retarde souvent le premier pas. C’est souvent exactement l’inverse : c’est décider de prendre sa situation au sérieux plutôt que de la laisser s’installer. Les hommes les plus solides que j’ai accompagnés sont ceux qui ont su reconnaître quand ils avaient besoin d’un appui.
Pourquoi beaucoup choisissent un thérapeute homme
Quand je demande à un nouvel homme qui me consulte pourquoi il a choisi de prendre contact avec moi, la réponse revient souvent : parce que je suis aussi un homme. Pas par rejet des femmes thérapeutes, mais parce que certaines choses semblent plus faciles à dire dans cet espace-là. Les défis liés à la masculinité, aux relations, à la place qu’on occupe, à ce qu’on s’autorise à ressentir.
Il y a aussi quelque chose qui tient au modèle. Un thérapeute homme peut montrer, par sa façon d’être, qu’il est possible de rester soi-même tout en faisant un vrai travail intérieur. Que la vulnérabilité et la force ne sont pas incompatibles.
Ce qu’on travaille concrètement
Mon travail s’appuie sur la thérapie psycho-corporelle et l’hypnose ericksonienne. Ces deux approches permettent d’accéder à des niveaux que la seule parole n’atteint pas toujours facilement, notamment quand on a appris depuis l’enfance à ne pas trop montrer ce qu’on ressent.
En pratique, ça peut toucher des sujets très différents : le burn-out, une crise conjugale, une perte de sens au travail, des réactions émotionnelles qu’on ne comprend pas, une difficulté à construire ou maintenir des relations. Pas besoin d’une « grande souffrance » pour commencer. Souvent, ce qui amène les hommes en séance, c’est simplement le sentiment que quelque chose coince, sans réussir à mettre le doigt dessus.
Franchir le pas
Un premier entretien suffit souvent à clarifier si une démarche thérapeutique peut être utile et quelle forme elle pourrait prendre. Ce n’est pas un engagement. C’est juste une conversation.
Je reçois en cabinet à Challans, en Vendée, et en visio. La visio facilite souvent les premiers pas, parce qu’elle permet de parler depuis chez soi, sans avoir à se déplacer dans un cabinet inconnu.
Je suis psychopraticien, pas psychologue au sens de l’ARS. Pas de remboursement Sécu, mais certaines mutuelles couvrent une partie des séances.

