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18 Sep, 2024

Tes proches ne sont pas des psys

tes proches ne sont pas psys : consulte un thérapeute

Quand tu traverses quelque chose de difficile, te tourner vers tes proches est naturel. Ils écoutent, ils t’aiment, ils veulent t’aider. Mais l’aide qu’ils peuvent donner a des limites réelles, et les ignorer peut abîmer à la fois ce que tu traverses et la relation elle-même.

Le triangle de Karpman : quand l’aide devient un piège

Le triangle de Karpman est un modèle développé par Stephen Karpman en 1968. Il décrit une dynamique relationnelle qui s’installe quand quelqu’un joue le rôle de la victime, quelqu’un d’autre celui du sauveur, et un troisième celui du persécuteur.

Quand tu te confies longuement à un proche en lui demandant de trouver des solutions, il se retrouve naturellement dans la position du sauveur. Il veut t’aider, il s’investit. Mais si la situation ne s’améliore pas, la frustration monte. Le sauveur glisse vers le persécuteur, il te reproche de ne pas évoluer, de ne pas prendre ses conseils. Et toi tu restes coincé dans le rôle de la victime, ce qui détériore la relation.

Ce n’est pas une question de mauvaise volonté de part et d’autre. C’est une dynamique qui se construit presque automatiquement quand les rôles sont mal répartis.

Ce qu’un proche ne peut pas donner

Tes proches sont émotionnellement impliqués dans ta vie. Leurs conseils sont colorés par leurs peurs, leurs projections, leur désir de te protéger. Ça n’en fait pas de mauvais conseils, mais ça n’en fait pas non plus des conseils neutres. Un thérapeute, lui, n’a pas d’enjeu dans ce que tu décides. Il crée les conditions pour que tu trouves toi-même ce dont tu as besoin. Si tu veux savoir quelle approche te correspond, la question du choix de thérapie mérite d’être posée autrement.

Il y a aussi la question de la dépendance. Si tu relies tes difficultés psychologiques à tes proches sur la durée, tu crées une charge relationnelle que les liens affectifs ne sont pas faits pour porter. Ça épuise. Ça crée des rancœurs. Ça alourdit des relations qui devraient rester légères.

Quand consulter un thérapeute change quelque chose

Un accompagnement professionnel ne remplace pas le soutien de tes proches. Il fait autre chose. Si tu hésites encore à franchir le pas, voilà ce qui retarde souvent le premier rendez-vous. Il offre un espace où tu peux dire les choses sans te soucier de l’effet que ça produit sur l’autre. Un espace confidentiel, sans jugement, où le travail se fait en profondeur plutôt qu’en surface.

Les thérapeutes travaillent avec des approches formées et adaptées à ta situation : TCC, EMDR, hypnose, thérapie psycho-corporelle. Ce ne sont pas des outils que tes proches ont à disposition, aussi bien intentionnés soient-ils.

Et surtout, un thérapeute ne cherche pas à te sauver. Il t’accompagne pour que tu traverses toi-même ce que tu traverses. Les solutions trouvées en séance sont les tiennes, pas les siennes.

Comment protéger tes relations sans t’isoler

Tes proches peuvent continuer à être là. Il s’agit de ne pas leur demander de jouer un rôle qu’ils n’ont pas les outils pour tenir. Tu peux te confier, partager, demander du soutien. Mais quand une situation dépasse l’écoute amicale et entre dans quelque chose de plus profond, consulter un professionnel protège tout le monde, toi et eux.

Je reçois en cabinet à Challans, en Vendée, et en visio. Un premier entretien suffit souvent à clarifier si une démarche thérapeutique peut t‘aider et quelle forme elle pourrait prendre.

Je suis psychopraticien, pas psychologue au sens de l’ARS. Pas de remboursement Sécu, mais certaines mutuelles couvrent une partie des séances.

Un homme qui tient un journal dans la main gauche et une tasse fumante dans la main droite. le blog d'harmonia vitae

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